Les incivilités ne sont pas une fatalité

lundi 29 août 2016

àParis – Automne 2016

 

Paris vient de se doter d’un nouvel outil essentiel pour améliorer la vie quotidienne : la brigade de lutte contre les incivilités. L’espace public prend en effet toujours plus d’importance dans notre vie et devient le terrain de nouveaux usages qui ne cessent de s’inventer. Il faut donc nous adapter à ces usages pour éviter des nuisances qui empoisonnent le quotidien et altèrent la qualité de vie.

Pour ce faire, la nouvelle direction de la prévention, de la sécurité et de la protection (DPSP) sera dotée de presque 2000 agents, soit un quasi doublement des effectifs pour des tâches de prévention et de verbalisation. Elle sera répartie en 10 circonscriptions territoriales, renforçant ainsi le rôle des mairies d’arrondissement car les problématiques en matière d’incivilités sont très différentes d’un quartier à l’autre. Les élus d’arrondissement les connaissent bien et pourront agir en lien avec les Conseils de quartiers et les associations.

Nous sommes en effet persuadés qu’avec beaucoup de volontarisme politique, des moyens adaptés et de la persuasion, nous pouvons améliorer durablement et considérablement la situation parisienne en matière d’incivilités.

Il ne s’agit pas de gesticuler comme le fait régulièrement la droite sur ce sujet, obsédée par les mots et les slogans, mais si éloignée des réalités. Il s’agit de mieux faire respecter les règles sur un domaine qui relève de nos compétences et que la Police ne traite pas. Il ne s’agit pas de déstabiliser l’édifice de la sécurité à Paris ni de favoriser un désengagement de l’Etat dans le domaine de la sécurité. En aucun cas Paris ne veut se doter d’une police municipale, au risque de doublonner dans un contexte parisien très spécifique, les débats lors des élections de 2014 ayant d’ailleurs tranché cette question.

La Bruyère disait, dans Les Caractères, « l’incivilité n’est pas un vice de l’âme, elle est l’effet de plusieurs vices, de la sotte vanité, de l’ignorance de ses devoirs, de la paresse, de la distraction, du mépris des autres, de la jalousie. »

Quelles que soient les motivations des incivilités, il est indispensable que la réforme que nous mettons en place ne constitue qu’un moyen pour arriver à un but : changer durablement les comportements.

 

Rémi FERAUD, Président du groupe socialiste et apparentés

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